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JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE LA FEMME: ADRESSE DE MADAME SIMONE EHIVET GBAGBO

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Cette année, le thème choisi par les Nations Unies est : «L’égalité aujourd’hui pour un avenir durable». S’appuyant sur ce thème et celui choisit par le Ministère de la femme, de la famille et de l’enfant qui est «L’égalité des chances pour un avenir durable en Côte d’Ivoire» , Madame Simone EHIVET GBAGBO adresse un message aux femmes à travers le monde entier
« Mesdames et Messieurs,
Chères sœurs,
Nous voici, cette année encore, au 8 mars, la journée dédiée par les Nations Unies, à la célébration de la femme, sous l’appellation de « Journée internationale de la femme » ou « Journée internationale des droits des femmes ».
Je voudrais, d’entrée, saluer cette initiative prise depuis 1977.
Elle est louable parce que, non seulement elle affirme la reconnaissance du rôle essentiel de la femme dans la marche du monde, mais encore, elle permet de s’arrêter quelques instants sur la place de la femme, où qu’elle se trouve.
Cette année, le thème choisi par les Nations Unies est : « L’égalité aujourd’hui pour un avenir durable ».
« L’avenir durable » nous ramène au concept de « développement durable ». C’est-à-dire, à un avenir dans lequel seront garantis les piliers du « développement durable » que sont :
• Premièrement, l’équité sociale qui implique la satisfaction équitable des besoins essentiels de tous que sont : le logement, l’alimentation, la santé et l’éducation.
• Deuxièmement, l’efficacité économique qui se mesure à la saine gestion des ressources pour garantir la croissance sans préjudice sur l’environnement.
• Troisièmement, la qualité environnementale qui renvoie à la préservation des ressources naturelles à long terme, et à l’effort que l’on fournit pour limiter les impacts négatifs sur notre environnement.
Il s’agit donc de faire, maintenant, la promotion de l’égalité, afin de garantir le développement durable, dans l’avenir.
Chères sœurs du monde entier,
En tant que femmes, nous sommes le socle indéniable de la famille, donc la base fondamentale du noyau central de la société. Cela nous place dans une position de premier plan dans la marche du monde. C’est pourquoi, il est réconfortant que notre apport au plan mondial soit reconnu et célébré.
Mais, cette célébration, en tant que reconnaissance de la place importante de la femme, est en même temps, une invite à faire plus, un encouragement à aller plus loin dans notre apport pour la résolution des problèmes.
Nous faisons beaucoup, mais nous pouvons faire plus !
JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE LA FEMME: ADRESSE DE MADAME SIMONE EHIVET GBAGBO
Chères sœurs de Côte d’Ivoire,
Notre pays a choisi pour cette célébration le thème suivant : « L’égalité des chances pour un avenir durable en Côte d’Ivoire ».
Le premier mot de ce thème est « l’égalité ».
Il décrit la qualité de ce qui est égal, de ce qui équivaut à. Ce mot fixe le postulat que la femme est l’égal de l’homme.
La femme doit ainsi disposer des mêmes possibilités que l’homme, de la part des parents, de la société et de l’Etat.
Ce plaidoyer est certes ancien, mais il reste malheureusement encore d’actualité, et même oblige aujourd’hui à négocier des discriminations positives en faveur des jeunes filles et des femmes.
Quant au mot « chance », quelquefois et même presque toujours, il renvoie à la notion de hasard, d’imprévue.
Ici, cependant, le mot « chance » doit renvoyer aux notions de dispositions particulières, spéciales, que la famille, la société et l’Etat doivent prendre pour que la créativité, les initiatives, les projets de transformations, les projets d’équipements, les projets d’enrichissement des fils et des filles de la nation s’expriment, s’épanouissent fortement pour le bénéfice de toute la société.
Le troisième terme à retenir, c’est le terme « avenir ».
Le souci exprimé ici, concerne la survie de notre pays, de notre terre, de notre continent, de notre monde.
Nos actions, nos initiatives ne doivent pas se borner à résoudre les problèmes, les défis de notre présent.
Qu’allons-nous léguer à nos enfants, à nos descendants ?
– Un pays débordant de richesse, avec des caisses de l’Etat pleines ?
– Un pays pauvre avec des caisses vides ?
– Un pays surendetté, qui ne doit sa survie qu’à sa propension à tendre la main vers les guichets internationaux ?
– Un pays industrialisé ou un pays dans lequel le secteur primaire est encore dominant ?
– Un pays disposant d’un système sanitaire performant ou un pays où l’on est obligé de s’expatrier pour les moindres questions de santé ?
– Quel état des propriétés allons-nous léguer ? Notre pays nous appartient-il toujours ou nous a-t-il été déjà arraché pour être confisqué par d’autres ?
Nous avons le devoir de prévoir dans nos équations, notre lendemain.
Venons-en maintenant au terme « durable ». Il renvoie à la notion de pérennisation.
– Quelle qualité des terres, des eaux, de l’air, de la végétation allons-nous léguer aux générations futures ?
Les entreprises que nous créons, qui exercent sur notre territoire doivent s’inscrire dans la durée et la préservation de nos ressources naturelles à long terme.
Je voudrais, pour cette adresse, viser 4 axes d’interventions qui doivent retenir notre attention dans cette quête d’égalité des chances pour un avenir durable en Côte d’Ivoire.
– Premier Axe : être plus attentif à la résolution de la question des droits fonciers des femmes dans nos villes et villages.
– Deuxième Axe : être plus disposé à apporter tous les appuis financiers, techniques et institutionnels, nécessaires à la mise en place de grandes unités de production et de véritables chaînes industrielles de transformation des produits agricoles. Toutes choses qui permettront une réelle autonomisation des femmes.
Jusqu’à présent, l’on s’est contenté de soutenir quelques milliers de femmes pour la création et le financement de ce qu’on a pudiquement appelé « activités génératrices de revenus ».
Le temps est arrivé de passer à des interventions plus conséquentes et plus ambitieuses. Or, pour ce type d’interventions, les projets existent déjà, les initiateurs, femmes ou hommes, existent également.
– Troisième axe d’intervention : Créer des fonds de soutien de ces investissements, par nos Etats centraux ou régionaux, et ne plus laisser les détenteurs de projets livrés principalement aux financiers internationaux. Il est de notoriété publique que les intentions des financiers internationaux ne sont pas toujours profitables à nos nations et à nos peuples.
Dans le monde entier, les Etats accompagnent de plusieurs façons leurs citoyens, et les aident à s’implanter sur les marchés, les espaces industriels et économiques.
– Quatrième axe d’intervention : Organiser par des reformes conséquentes, par des programmes d’enseignement et de formation judicieusement encadrés, la mise à niveau des femmes et des hommes, de tous âges. Cela rendra plus efficients leurs efforts de transformation des process traditionnels, grâce à l’élargissement de leurs connaissances scientifiques et techniques. De cette façon, la valorisation de tous les produits et sous-produits qu’ils traitent pourra être gérée dans la modernité.
Les femmes pourront alors devenir de vrais agents de protection de leur environnement. Elles pourront devenir des actrices pertinentes de la création et de la distribution de richesses. Elles pourront impacter le pouvoir d’achat de leurs populations et apporter des réponses fortes à la maitrise des prix sur les marchés.
Pour la mise en œuvre de ces 4 axes :
– J’invite les Gouvernants à procéder avec audace et fermeté aux réformes institutionnelles qui s’imposent.
– J’invite les entreprises privées à définir et à mettre en œuvre en leur sein, de véritables politiques de promotion des femmes.
– J’invite les femmes elles-mêmes, à se laisser interpeler par la question de l’égalité des chances et à se donner les moyens d’y contribuer.
C’est pour cette raison que je les encourage à s’inscrire dans un processus permanent de renforcement de leurs capacités personnelles, et d’amélioration de leur leadership.
– J’encourage les femmes ivoiriennes à donner la pleine mesure de leurs indéniables capacités et à persévérer dans la quête de l’égalité des chances.
« L’égalité des chances pour un avenir durable en Côte d’Ivoire », J’y crois.
Cela est réalisable ! Mais, c’est ensemble que nous y arriverons !
A toutes et à tous, je souhaite une excellente journée de la femme.
Que Dieu bénisse les femmes du monde entier!
Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire!
Je vous remercie.
Docteur Simone Ehivet Gbagbo

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